Dans le cadre de ses actions en faveur de la résilience urbaine, le Projet Régional pour la Résilience Climatique (PRRC) poursuit les études destinées à mieux prévenir et réduire les risques d'inondation en milieu urbain.
Avec l'appui du groupement SETEC, une nouvelle étape de travail a été franchie en juillet 2026 à travers la réalisation d'un diagnostic sommaire et d'activités de sensibilisation consacrés à la Gestion Intégrée des Eaux Urbaines (GIEU) et à la Gestion Intégrée des Déchets Urbains (GIDU) à Toamasina et Mahajanga.
Pourquoi cette activité est-elle importante ?
Dans les villes fortement exposées aux pluies intenses, la prévention des inondations ne dépend pas uniquement de la construction ou de la réhabilitation des ouvrages de drainage. Elle dépend également de la manière dont les eaux sont évacuées, dont les déchets sont collectés et dont les espaces urbains sont aménagés et entretenus.
C'est tout l'enjeu de l'approche GIEU/GIDU développée dans le cadre de ces études : analyser ensemble les systèmes de drainage et de gestion des déchets afin de mieux comprendre leurs interactions et leurs effets sur les risques d'inondation.
lorsque des déchets s'accumulent dans un canal ou un caniveau, l'écoulement des eaux peut être ralenti ou bloqué, ce qui peut contribuer à aggraver les phénomènes d'inondation.
Du diagnostic à la préparation des futurs investissements
Les 7 et 8 juillet 2026, le PRRC et le groupement SETEC ont organisé à Toamasina un atelier de sensibilisation et de validation consacré au diagnostic GIEU/GIDU, suivi d'une visite de plusieurs ouvrages et canaux de drainage.
Cette démarche avait pour objectif de partager les principaux constats du diagnostic avec les acteurs locaux, de recueillir leurs observations et de faire émerger une compréhension commune des difficultés rencontrées sur le terrain. L'atelier a notamment associé institutions publiques, collectivités, services techniques, organisations de la société civile, opérateurs privés, représentants des Fokontany et acteurs communautaires.
Le réseau demeure fonctionnel mais présente plusieurs dysfonctionnements qui fragilisent son efficacité.
Des observations ont permis d'identifier différents besoins d'entretien et d'investigations complémentaires.
Ces secteurs guideront les prochaines investigations techniques.
Une visite de terrain pour confronter le diagnostic à la réalité
Le 8 juillet, les équipes ont poursuivi les échanges directement sur le terrain à travers une visite du canal des Pangalanes au niveau du pont Ankirihiry, du Canal du Nord, du Canal La Réservée et du Canal Bezaka 2.
Ces observations ont permis de mieux apprécier l'état des infrastructures, les conditions d'écoulement, les problématiques d'entretien ainsi que les interactions entre déchets, drainage et occupation des espaces urbains.
Identifier les secteurs les plus vulnérables
À Mahajanga, les activités de la Mission 7 se sont déroulées les 22 et 23 juillet 2026, avec un atelier de sensibilisation et de revue technique, complété par des investigations de terrain.
Le diagnostic montre que les risques d'inondation résultent d'une combinaison de facteurs : fonctionnement du drainage, accumulation de déchets, envasement, végétation, occupation des emprises hydrauliques, urbanisation et capacités d'entretien.
Le Vallon Metzinger au cœur des priorités
Les investigations identifient le Vallon Metzinger comme le principal secteur de vulnérabilité hydraulique de Mahajanga. Son rôle dans la convergence des écoulements urbains en fait un axe stratégique pour les futures investigations et actions d'amélioration du drainage.
Secteurs fortement influencés par les conditions du Vallon Metzinger.
Sensibilité élevée liée notamment aux déchets et aux obstructions des réseaux.
Un secteur où les déchets et la réduction des sections d'écoulement constituent des facteurs de vulnérabilité.
Une démarche qui associe les acteurs locaux
Les activités menées à Toamasina et Mahajanga ne se limitent pas à une analyse technique. Elles visent également à renforcer la compréhension commune des enjeux et à favoriser la mobilisation des acteurs qui interviennent quotidiennement dans la gestion des villes.
Planification et entretien
Relais de proximité
Sensibilisation
Participation citoyenne
Gestion des déchets
De ces diagnostics aux prochaines actions du PRRC
Les résultats obtenus permettent désormais de mieux cibler les prochaines étapes des études et de préparer des interventions adaptées aux réalités de chaque ville.
Poursuivre les investigations techniques sur les secteurs identifiés comme prioritaires.
Définir progressivement les solutions techniques et les mesures permettant de réduire les risques.
Orienter les futurs investissements vers les secteurs présentant les enjeux les plus importants.
Renforcer la coordination entre institutions, collectivités et communautés pour une résilience durable.
Une nouvelle étape pour des villes plus résilientes
À travers les missions réalisées avec SETEC, le PRRC dispose désormais d'une meilleure compréhension des vulnérabilités liées au drainage et aux déchets urbains à Toamasina et Mahajanga. Ces connaissances constituent un socle pour la poursuite des études et la préparation des investissements destinés à renforcer durablement la résilience des deux villes face aux risques d'inondation.

